Droit de réponse de Denis Masquelier, IP Belgium

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Denis Masquelier de la régie IP Belgium donne son point de vue suite à l'article de RMB paru dans notre site web la semaine dernière.

Nous avons lu les propos du Directeur général de la RMB, Yves Gérard, publiés dans ces colonnes. Nous n’avons pas l’intention de nous perdre dans une course à la surenchère dont personne n’a besoin.

Alors que diverses menaces s’amoncellent sur les médias belges, le secteur médiatique doit plutôt œuvrer à une collaboration entre les différents acteurs qui le composent.

Il en va des régies dont une meilleure organisation garantirait à leurs mandants un niveau de revenus à même de leur permettre de poursuivre leurs activités. Il en va des annonceurs qui doivent s’assurer d’atteindre efficacement leurs cibles commerciales. Il en va des pouvoirs publics qui entendent valoriser l’identité et la culture de la collectivité.

A la lumière de ces nombreux enjeux, une réflexion dépassionnée doit être menée afin d’assurer la viabilité d’un marché belge dont la taille et le poids sont très limités.

Dans ce cadre, nous plaidons en faveur d’une régulation des missions confiées à notre homologue publique, la RMB.

En Europe, la nature d’une entreprise est de fait définie par ses actionnaires, non par ses clients. La RTBF détenant 99,9% de la RMB, celle-ci est de facto « publique ». C’est d’ailleurs pour cette raison que son conseil d’administration est composé exclusivement de représentants de partis politiques et de l’Administrateur général de la RTBF.

Dès lors, cette question quant au rôle d’un opérateur public tel que la RMB : a-t-elle vocation à soutenir le développement de son actionnaire public ou doit-elle concurrencer le développement de l’offre privée ?

Résumons,

  1. La RMB se réserve la vente des espaces publicitaires du seul opérateur dont l’existence est garantie grâce à sa dotation publique. Partant, la RMB est elle-même préservée d’un éventuel contexte économique difficile ;
  2. La RMB offre ses services à des médias privés (AB, NRJ, MyTF1, etc.) dont elle n’a pourtant nul besoin ;
  3. Au contraire de la VRT et de ses homologues européennes, la RTBF bénéficie d’une réglementation publicitaire en tout point équivalente à celle des médias privés.

Si la RMB ne peut que se satisfaire de cette situation, il en va autrement pour les acteurs privés pour qui l’efficience des politiques commerciales est la seule garantie de leur viabilité.

Nous en appelons donc aux pouvoirs publics afin qu’ils rétablissent au sein du marché publicitaire francophone un équilibre à même de permettre le maintien d’un service public fort mais aussi l’essor d’un secteur privé solide.

Denis Masquelier, Sales House General Manager IP Belgium

Cette opinion est spécifique à l'auteur et ne représente pas nécessairement l'opinion de UBA.

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