Trois questions à Benoît Crochelet, Advertiser Personality 2006

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"Ce titre d’APOY 2006, c’était avant tout la reconnaissance du métier pour le travail réalisé afin de transformer Electrabel en marque commerciale attractive au moment de la libéralisation du marché de l’énergie."

Carte d'identité APOY :

- Benoît Crochelet

- élu en tant qu'APOY dans l’année 2006

- auparavant Brand & Marketing Communication Manager chez Electrabel

- actuellement CMO chez POY Worldwide (Voted Product of the Year)

Pourquoi avez-vous été élu APOY ?

Ce titre d’APOY 2006, c’était avant tout la reconnaissance du métier pour le travail réalisé afin de transformer Electrabel en marque commerciale attractive au moment de la libéralisation du marché de l’énergie. Nous avions une véritable stratégie de rupture dans la manière de communiquer et la volonté d’être pionnier dans de nombreux domaines (content marketing, product placement, partenariats media). A titre personnel, je m’étais aussi beaucoup engagé pour partager notre vision sur la marque (conférences et media professionnels). Mais au final, je pense que la principale raison tient dans le succès de nos campagnes auprès du grand public et leur efficacité reconnue (Effie). J’ai eu à l’époque beaucoup de témoignages très chaleureux d’annonceurs qui nous enviaient cette capacité à « faire aimer la pub d’Electrabel » alors que l’entreprise était déjà constamment critiquée dans les médias.

Qu'est-ce qui a changé pour vous après votre élection ?

J’ai toujours considéré ce titre comme une reconnaissance collective du travail réalisé par mon équipe et nos partenaires privilégiés VVL-BBDO et Space mais aussi beaucoup d’autres (régies media, Sqills…). L’impact de cette élection a donc avant tout été interne car il a soudé l’équipe et renforcé les relations avec nos partenaires. L’impact global au sein d’Electrabel a également été important car l’entreprise avait sans doute besoin de reconnaissance externe, même si la qualité des campagnes réalisées a toujours généré un sentiment de fierté auprès du personnel. Plus concrètement, je pense que ce titre a contribué à renforcer mon crédit auprès de mon Comité de Direction (et de notre actionnaire à Paris …). Il m’a sans doute aidé à mieux défendre nos budgets et nos choix stratégiques et créatifs. Il a surtout fait prendre conscience à beaucoup que la gestion d’une marque c’est un métier.

Quel est votre meilleur conseil pour les jeunes marketeurs ?

Le métier de marketeur a profondément changé ces dernières années, parce que les outils ont changé et la pression sur les résultats à court terme a fortement augmenté. Cependant, je suis convaincu que les fondamentaux sont restés les mêmes : comprendre son entreprise ou son produit et les attentes de ses clients, définir une vision cohérente et la partager en interne, la communiquer de manière consistante en s’ouvrant au monde extérieur. Je serais sans doute très prétentieux de donner des conseils de carrière mais je pense que, si j’ai réussi la mienne, c’est sans doute parce que j’ai toujours été sincère avec mes convictions. Cela peut paraître désuet aujourd’hui mais, j’ai aimé les marques pour lesquelles j’ai travaillé, j’ai aimé les équipes et les partenaires qui m’ont accompagné, j’ai aimé avec passion mon métier. Cette passion peut vous consumer mais si vous n’avez pas ce feu, changez d’entreprise ou d’orientation.

Vous pouvez voter pour votre candidat préféré sur apoy.be et ajouter ainsi des noms à la long list dans laquelle le jury sélectionnera le grand gagnant.

Strategy & Branding 3 questions