Évolutions de la réglementation en 2019

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Que réservent les pouvoirs publics aux marques et aux marketeurs en 2019 ? L’UBA sort sa boule de cristal et prédit quelques tendances.

La protection de la vie privée et le GDPR restent sous les feux de la rampe

Le GDPR était sur les lèvres de tous les marketeurs en 2018. Entrées en vigueur en mai dernier dans l’ensemble de l’Europe, ces nouvelles règles liées à la protection de la vie privée ont littéralement bouleversé la manière dont les entreprises collectent et traitent les données. Le thème de la « protection de la vie privée » occupera toujours une place prépondérante en 2019 pour la plupart des marketeurs, surtout lorsqu’il est question de marketing numérique. Les pays du monde entier voient dans le GDPR un schéma directeur pour leurs propres changements réglementaires. L’Europe planche, en outre, sur un nouveau règlement e-Privacy qui introduira de nouvelles règles plus strictes en matière de protection de la vie privée, applicables à l’ensemble des communications électroniques.

Quelles sont les implications pour les marketeurs ? Ils devront intégrer la transparence et l’éthique dans leur approche marketing dès le départ et adopter une attitude « people first » et non « data first ».  

Pour plus d’informations, consultez les consignes de l’UBA et la charte de transparence de l’UBA en matière de GDPR. Vous pouvez, par ailleurs, toujours faire appel à la GDPR Line de l’UBA. Nous continuerons bien sûr à vous informer des évolutions liées au règlement e-Privacy.

La directive AVMS est transposée en droit national

Adoptée le 6 novembre 2018 au niveau européen, la directive AVMS vise à créer des conditions de concurrence équitables pour les services de diffusion et les médias audiovisuels. Elle fixe notamment les exigences en matière de communication commerciale (règles quantitatives et qualitatives, règles spécifiques pour le sponsoring, le placement de produit ou pour des secteurs spécifiques). Cette directive a également pour but de préserver la diversité culturelle, de protéger les enfants et les consommateurs, de sauvegarder le pluralisme des médias et de combattre la haine religieuse et raciale.

L’AVMS introduit plus de flexibilité dans la publicité télévisée. Au lieu des actuelles 12 minutes par heure, les chaînes pourront choisir plus librement quand diffuser des publicités au cours de la journée, avec une limite globale de 20 % du temps d’antenne entre 6 h et 18 h et une proportion identique en prime time (entre 18 h et minuit).

La Belgique transposera ces règles européennes en décrets médias régionaux pour les trois communautés linguistiques. L’UBA suivra activement ce dossier et fera part du point de vue des annonceurs aux responsables politiques. Nous continuerons à vous informer à ce sujet par le biais des e-news de l’UBA.

L’autorégulation gagne du terrain dans plusieurs secteurs

Les autorités européennes, nationales et régionales publient sans cesse des réglementations complexes et parfois incohérentes. Il importe de sensibiliser les pouvoirs publics aux inconvénients de ces interventions sur l’économie et la société. De plus, le secteur doit poursuivre ses investissements dans une autorégulation bien rodée et nous devons, dans ce contexte, continuer à œuvrer en faveur d’une communication socialement responsable.

Les secteurs qui retiendront tout particulièrement l’attention des pouvoirs publics en 2019 sont principalement l’alcool, les jeux de hasard, les produits OTC et l’alimentation (sel-sucre-graisses). Les autorités de régulation envisageront d’autres restrictions en matière de marketing et de communication, à moins que les marques puissent prouver qu’elles sont cohérentes dans leur engagement à pratiquer une publicité responsable.

C’est pourquoi l’UBA accorde une attention particulière à l’autorégulation et à la communication socialement responsable. Pour plus d’informations, consultez la charte « La communication socialement responsable » de l’UBA. En collaboration avec les associations sectorielles correspondantes, l’UBA transmettra le point de vue des annonceurs aux responsables politiques. Nous continuerons également à vous informer à ce sujet par le biais des e-news de l’UBA.

 

L’UBA représente activement ses membres et entame une discussion ouverte avec les pouvoirs publics sur la base de positions claires. L’organisation agit, en ce sens, comme un porte-parole représentatif et un défenseur d’une communication durable et socialement responsable. Elle le fait tant pour les membres du secteur marchand que pour ceux du secteur non marchand. Pour plus d’informations, consultez le mémorandum 2019 « positions politiques de l’UBA » ou contactez Chris Van Roey ou Karim Debbah.

 

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