Digimeter 2018 : l'année du smartphone et des plateformes

Survey
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lMEC vient de publier la onzième édition de son Digimeter annuel. IMEC (Institut de microélectronique basé à Louvain) a interrogé 4.547 Flamands de 16 ans et plus sur leur utilisation des médias et technologies.

Le terrain de Digimeter 2018 a eu lieu en septembre et en octobre. Ses résultats révèlent quelques tendances notables. 

Ainsi, presque toute la population, jeune comme plus âgée, est entrée dans l’ère digitale. Pratiquement tous les Flamands possèdent au moins un smart device chez eux, à l’exception de 2% de récalcitrants qui choisissent consciemment de s’abstenir. 

D’autre part, l’étude illustre la percée définitive et irréversible du mobile first, ainsi que l’hégémonie du smartphone, considéré par la toute grande majorité comme l’appareil le plus indispensable à la maison, et ce en raison de l’importance accordée à la vidéo et aux réseaux sociaux, parmi lesquels Instagram connaît une ascension fulgurante. 

Sept plateformes, cinq profils de visionnage

La montée en puissance du smartphone est directement liée au déclin de la télévision. Toutefois, ce constat doit être nuancé. Pour le Flamand moyen, la télévision est aujourd’hui synonyme de "contenus vidéo". Un terme qui peut prendre différentes acceptions : le téléviseur (avec une consommation linéaire qui continue à baisser légèrement - de 2% - mais qui semble avoir atteint sa limite inférieure), l’offre en ligne des mêmes chaînes sur le câble (comme VRT Nu ou Stievie ; une façon de contrecarrer l’offre de vidéos en ligne d’autres acteurs internationaux), l’offre VOD des opérateurs locaux (Play de Telenet), l’offre SVOD par abonnement (Netflix et Amazon Prime), l’offre de streaming illégal, YouTube et d’autres sites de partage de vidéos personnelles, et enfin une quantité non négligeable de vidéos sur les sites d’information. 

Avec ces ingrédients, il est possible de définir cinq profils de vision différents, en fonction des plateformes utilisées par les téléspectateurs. Autrement dit, l’agrégation des contenus cède la place à l’agrégation des plateformes. Ces données permettent de brosser une imageclaire et surtout nuancée de la consommation TV actuelle.

Par exemple, il ne fait pas de doute que la moitié de la population reste très attachée à l’écosystème local. En même temps, les gens consomment une quantité impressionnante de vidéos en ligne. « C’est sur ce terrain que les médias audiovisuels devront mener la bataille », estime Lieven De Marez, responsable de l’étude. « 33% des personnes interrogées sont abonnées à Netflix. C’est ce service qui détermine le niveau d’exigence pour les autres acteurs, tant en termes d’expérience utilisateur que de prix. Cela dit, les acteurs locaux peuvent aussi se tailler une part du gâteau. Netflix, par exemple, n’a pas de personnalités TV, alors que les téléspectateurs (surtout les jeunes) y attachent de l’importance. C’est pourquoi StuBru a pris une décision intelligente en demandant à Linde Merckpoel de faire du vlogging. »

De Marez se dit également impatient de connaître l’impact de Disney, vu le rôle de différentiateur joué par les contenus pour enfants.

Extended video prime time

Les données obtenues à l’aide de l’appli de données mobiles (mise au point dans le cadre de Digimeter pour conscientiser les gens sur leur emploi du smartphone) révèlent que le rôle décisif et polyvalent joué par celui-ci a donné lieu à la création d’un "extended prime time" composé d’une succession de plateformes et applis visionnées ou consultées. Cela commence et se termine souvent par Stievie et VRT Nu, qui ne parviennent toutefois pas à convaincre leurs visiteurs de rester.

De Marez : « Le contenu seul n’est plus suffisant. Le plus important aujourd’hui est la façon d'accéder aux plateformes en ligne. Il faut adapter la façon dont les contenus sont réalisés. Nous avons affaire à une génération qui lit uniquement le titre et les six premières lignes. »

Je t’aime moi non plus

Enfin, le Digimeter analyse aussi le sentiment des Flamands à l’égard de la technologie et de la numérisation. Les données ont servi à définir cinq profils. Grosso modo, 45% des personnes interrogées entretiennent un rapport amour-haine avec la digitalisation et les phénomènes connexes, en partie à cause des problèmes croissants liés à la digibésité, aux fake news et à la protection de la vie privée. 

« Cela se traduit entre autres par un retournement de situation et une opportunité », conclut De Marez. « Les jeunes s’étaient éloignés des médias et plateformes traditionnels, mais on constate aujourd’hui qu’ils se tournent de plus en plus vers les marques classiques, qu’ils considèrent comme des plateformes dignes de confiance. »

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