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Whyte se penche sur la crédibilité des sources d'info en temps de Covid

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Au travers d'une étude menée par GfK en avril auprès d'un peu plus de 1.000 Belges, Whyte Corporate Affairs s'est penché sur la crédibilité des sources d'information et l'opinion des Belges à leur sujet dans le contexte de la crise sanitaire. 
De manière générale, il ressort que la crise sanitaire affecte la crédibilité de plusieurs acteurs de premier plan et accentue la polarisation des opinions. Sans surprise, et comme révélé par d'autres enquêtes, les résultats indiquent que les acteurs considérés comme les plus crédibles sont les experts (universitaires, scientifiques), suivis des pairs, puis des administrations publiques, ONG et associations, devant les médias.

« Malgré la montée de voix critiques à laquelle les médias sont confrontés depuis quelques années, cette nouvelle étude révèle qu'une large majorité de Belges considèrent toujours les médias traditionnels comme des sources crédibles d'information », notent les auteurs de l'étude.
La radio occupe la première place du classement médiatique traditionnel : c'est sur ce canal que le plus grand nombre de Belges (69,5%) estiment recevoir des informations (plutôt) dignes de confiance. Un score qui grimpe même à 74% en Flandre. 
La presse écrite réussit à convaincre 62% des Belges, à un niveau très proche de celui de la TV. Des chiffres à nouveau légèrement supérieurs en Flandre par rapport à Bruxelles et la Wallonie.
« Ces résultats sont intéressants si on les compare aux faibles scores obtenus par les réseaux sociaux, qui tirent le classement médiatique général vers le bas », indique Whyte. 

A peine 17,5% des Belges jugent crédibles les informations qui y sont diffusées - à un niveau semblable à celui de la publicité (18%) faut-il noter. 
« Les Belges sont particulièrement sévères à l'encontre des informations qui circulent sur Twitter et Facebook : seuls 15,75% et 14,3% des Belges leur accordent (une relative) confiance. Ces chiffres très faibles tendraient à confirmer la défiance qui semble croitre à l'égard de ces deux plateformes, sur lesquelles le phénomène des fake news a eu dernièrement une grande emprise. »
On notera que LinkedIn parvient à se démarquer : les infos diffusées sont considérées crédibles par 37,7% de la population.
Selon Emmanuel Goedseels, Partner chez Whyte Corporate Affairs, « il est possible que l'actualité récente ait pesé dans la balance : tandis que la crise sanitaire a constitué une période propice à la diffusion de nouvelles délibérément fausses sur ces plateformes, les derniers mois ont été l'occasion pour les médias traditionnels de mobiliser beaucoup d'énergie pour informer malgré l'incertitude et les risques sanitaires. Un contexte exceptionnel qui a pu permettre aux citoyens de percevoir la plus-value du travail journalistique. Les efforts des médias traditionnels se verraient ainsi en quelque sorte récompensés ».

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