Pour l'UBA, il est normal de pouvoir communiquer librement

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La menace récurrente d’« interdire la publicité » plane sur bien des produits et services. Une fois de plus, cette semaine, le Conseil supérieur de la Santé a demandé l’interdiction de toutes les publicités ayant trait à l’alcool. 

Mais une requête similaire avait déjà été déposée pour différents produits alimentaires, pour les limonades, pour le secteur automobile… Une telle interdiction de la publicité a certes des relents plutôt populistes, à notre époque. Elle relève surtout d’une totale hypocrisie.

En tant qu’association plaidant en faveur d’une communication durable, nous exigeons avant tout le droit de communiquer librement sur nos produits et services légalement commercialisés sur le marché belge. Nous nous inscrivons aussi dans un cadre autorégulé, pour veiller à ce que cette communication soit menée de manière socialement responsable. Nous travaillons de concert avec le Conseil de la Publicité, le JEP (Jury d’Ethique publicitaire) et différents secteurs à l’élaboration de codes d’autorégulation clairs et strictement appliqués. Le secteur de l’alcool est, par exemple, régulé par le code Arnoldus. Les entreprises qui ne s’y conforment pas sont rappelées à l’ordre et il est directement mis un terme à leur publicité dans les médias.

Si la société en tant que telle se pose des questions fondamentales sur certains produits et services, nous devons faire preuve de cohérence et en interdire la commercialisation, pas la publicité. Il est évident que tant que la commercialisation de ces produits et services est autorisée, les entreprises voudront communiquer à leur propos de manière socialement responsable.

Public Affairs & Regulation Strategy & Branding Opinion