Google analyse le 'say-do gap'

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Afin d'aider les marketers à faire face à l'inquiétude croissante des consommateurs quant au respect de la vie privée en ligne, mais également les aider à atteindre la maturité digitale, Google a publié deux rapports des plus complets.

Le premier s'appuie sur trois enquêtes menées par Ipsos de 2019 à 2021 au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suède. Il révèle tout d'abord que 70% des personnes interrogées, âgées de 16 à 74 ans, sont préoccupées par la manière avec laquelle informations sur leur comportement en ligne sont utilisées. Seuls 3% d'entre eux pensent avoir un contrôle total sur leur utilisation ou leur suppression.
 
Par ailleurs, 91% des personnes interrogées affirment être plus enclines à faire des achats auprès de marques qui proposent des offres et des recommandations pertinentes (ce qui forcément exige la collecte de data) ; 93% n’ont pas de souci à partager des données sensibles en échange de services (nom, adresse, coordonnées, situation familiale…) ; enfin, last but not least, les répondants étaient trois fois plus susceptibles de répondre positivement à la publicité, s'ils avaient le sentiment d'avoir plus de contrôle sur l'utilisation de leurs données.
 
C'est ce qu'Ipsos appelle le "say-do gap", la différence entre ce que l'on dit et ce que l'on fait. Plus elle est grande, moins le consommateur aura confiance… Ipsos a identifié trois façons de réduire ce fameux "gap", tout en réalisant des campagnes percutantes : 
 
Donner du sens : les gens partageront volontairement leurs données avec des entreprises qui ont une proposition de valeur claire.  
Rendre l’échange mémorable : si un utilisateur se souvient des choix qu'il a fait en matière de partage des donnée, ses réactions sont plus positives. 
Laisser le contrôle : fournissez à l'utilisateur les outils et les informations dont ils ont besoin pour gérer leurs préférences en matière de protection de la vie privée. 

Le second rapport vient du Boston Consulting Group, qui a analysé la maturité numérique des marchés et des spécialistes du marketing. Principal enseignement, pour le coup : les marketers "digitalement matures" ont deux fois plus de chances d'augmenter leur part de marché. Un phénomène accéléré par la pandémie, ce qui a entrainé des différences majeures entre les différents acteurs. Plus de détails ici.

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